Bloc continu du plexus brachial

Le plexus brachial est constitué de l’ensemble des racines nerveuses du membre supérieur (description Wikipédia).

Le bloc du plexus brachial consiste à entourer la gaine des nerfs le constituant par de l’anesthésie locale. Cette technique permet d’endormir le bras plus ou moins fortement en “bloquant la transmission nerveuse”.

En fonction de la concentration de l’anesthésique local utilisé (du moins concentré au plus concentré) on obtient:

– blocage des informations douloureuses,
– blocage des informations sensitives,
– blocage de l’activité motrice.

Pour réaliser ce bloc continue, un cathéter est mis en place, par un anesthésiste, à proximité de cette formation nerveuse. Soit par neurostimulation électrique, soit par échographie (cette technique devenant la technique de référence).

Utilisé dans le traitement de l’algodystrophie ou SDRC de type 1, il permet d’obtenir une nette amélioration voir une guérison dans un certain nombre de cas (pas d’études scientifiques réalisées). Cette technique semble être la plus efficace dans le traitement de cette pathologie (traitement de dernière ligne, après échec des autres traitement).

Elle n’est réalisée que par un anesthésiste s’intéressant à la douleur chronique, ce qui est rare, d’où la faible utilisation de cette méthode.
D’un point de vue pratique le bloc pour le membre supérieur est réalisé par voie infra claviculaire vers la partie céphalique du plexus ( pour obtenir un extension du bloc touchant épaule et main). Dans cette technique seul la neurostimulation permet le repérage car l’échographie ne permet pas de visualiser le plexus (clavicule). Si le bloc vise la partie distale du membre, on peut utiliser une voie infra claviculaire, aiguille vers la partie distale du membre). Cette voie est conseillée car une des causes d’échec du bloc est la mobilisation du catheter. Cette mobilisation est particulièrement fréquente par voie inter scalenique.

Concernant le produit utiliser:

– En cas d’hospitalisation on utilisera de la naropéïne 7,5% en deux injections d’une ampoule de 20 ml avec les mesures usuels de sécurité (test d’aspiration avant chaque injection). La première est réalisé au bloc sous surveillance par l’anesthésiste qui pose le cathéter.

– A domicile un protocole en continue sur pompe avec de la naropéïne 2% à un débit entre 1 et 3 ml/h. La surveillance étant réalisé par des infirmiers libéraux formés à ce type de prise en charge.

Post operative chronic pain