Traitement de la lombalgie d’origine lombosacrée

Les traitements doivent d’abord viser à soulager la douleur segmentaire vertébrale
puis il faut s’occuper des douleurs cellulo-téno-périosto-myalgiques (CTM) en résultant, enfin, dans un dernier temps,  une rééducation et des précautions posturales seront mises en place afin de stabiliser le résultat obtenu.

Traitement vertébral

Manipulation

Si elle est possible, cette technique est un bon traitement de la souffrance segmentaire, elle agit des la première séance. Elle devra être répété entre 2 à 6 fois. En cas d’échec de cette technique au bout de 3 séances, il est inutile d’insister.

Etirements

Ils peuvent constituer le traitement de première intention notamment pour traiter les cordons myalgiques associés aux lombalgies lombosacrées. Idéalement ils seront utilisés en association avec les manipulations vertébrales.

Mobilisations

Proche des techniques de manipulations, les mouvements sont effectués jusqu’à la mise en tension sans donner l’impulsion finale. Ces techniques sont à utiliser en première intention dans les cas les plus difficiles.

Infiltrations épidurales

Utilisées en cas de composantes discales, elles permettent de soulager le patient et d’initier les phases de traitement décrites précédemment.

Infiltrations articulaires postérieures

Seul traitement efficace en cas de poussée inflammatoire d’arthrose articulaire postérieure. On utilise un mélange de lidocaïne et de corticoïdes.

Rhizolyse

Indiquer si les infiltrations articulaires postérieures soulagent le patient mais ne tiennent pas dans le temps.

Infiltration du ligament interépineux

D’utilisation moins fréquentes, est utilisé lorsque ce ligament semble responsable des douleurs. Elle s’effectue, comme pour les articulaires postérieures, avec un mélange de lidocaïne et de corticoïdes.

Lombostat

Dans le cas de lombalgie invalidante il peut être utile de porter un corset rigide pendant 3 à 8 semaines. Le corset est enlevé la nuit. Il peut être remplacé par un corset non rigides dans les suites. CE dernier sera progressivement enlever au décours de la rééducation.

Parfois le corset sera la seule solution pour des personnes ne pouvant pas effectuer de rééducation (personnes très âgées ou personnes présentant une atonie majeure de la ceinture abdominale).

Traitements associées

Ils sont nombreux et permettent souvent un soulagement en traitant les manifestations CTM :

  • Cryothérapie
  • Thermothérapie
  • Hydrothérapie
  • Stimulation cutanée électrique (à fréquence basse)
  • Magnétothérapie

Traitement des manifestations du syndrome segmentaire CTM

Les manifestations CTM qui persistent malgré le traitement vertébral seront traités par massages, étirements, infiltrations ou ultrasons.

Massages

Principalement sur les cordons myalgiques des muscles fessiers. Ces cordons avec en leur sein des triggers points ou zones gâchettes peuvent jouer un rôle majeur dans le maintien de la douleur.

Etirements

L’étirement par la posture notamment des muscles moyens fessiers et du fascia lata se montre souvent très utile

Infiltrations

L’infiltration par de la lidocaine 1 % des zones gâchettes ou trigger point peut parfois suffire en elle mêle à soulager le patient. Elles sont particulièrement efficace en association avec les étirements.

Précautions posturales

Elles sont essentielles :

  • Si le sujet souffre le matin au réveil ou dès qu’il se lève, l’essai d’un lit ferme doit être tenter (par exemple plaque de contreplaqué sous le matelas)
  • Si le sujet souffre en position assise du matin au soir, ou lorsqu’il se lève après une station assise prolongée, le patient doit modifier la hauteur de son siège et prendre un siège dur
  • Le sujet doit apprendre à se baisser en pliant les genoux, cette attitude doit être enseigner en rééducation dès le début de la prise en charge

Rééducation.

C’est le traitement de fond du lombalgique chronique.
Elle visera à obtenir une rééquilibration musculaire et à constituer une musculature assurant une bonne protection du rachis.
Pour atteindre cet objectif il faut :

  • Obtenir des membres inférieurs le maximum de capacité pour s’accroupir, se relever, tourner sur les pieds sans que le tronc quitte la verticalité. Pour cela il faut renforcer la musculature des membres inférieurs et notamment des quadriceps. Il faut assouplir toutes les articulations du membre inférieur (hanche, genou, cheville).
  • Apprendre  au sujet à éviter les mouvements d’amplitude extrêmes en verrouillant le rachis en position intermédiaire.
  • assouplir et étirer les muscles notamment du plan postérieur du dos et les ischiojambiers qui sont souvent enraidis chez le lombalgique.
  • Renforcer le caisson abdominal (gainage) avec des exercices isométriques des muscles abdominaux, du plancher pelvien et du diaphragme.
  • Renforcement des muscles para vertébraux.
  • Acquérir des automatismes de protection du rachis par les muscles avec de répondre aux situations de déséquilibre.

Chirurgie

La chirurgie de la lombalgie doit être l’exception. Certains patients peuvent être amélioré par une arthrodèse, en cas d’échec de l’ensemble des traitements médicaux. Idéalement ces patients doivent être améliorés par un corset plâtré.
Attention au niveau de l’arthrodèse (exemple de la lombalgie d’origine dorsolombaire).
Attention également aux patients présentant des troubles plutôt psychologiques chez lesquels la chirurgie n’apportera aucune solution (bilan psychologique nécessaire)