Traitement de la migraine MEDECIN LIBRE

Le traitement de la migraine comprend 2 parties : le traitement de la crise et le traitement de fond.

Le traitement de la crise migraineuse.

Actuellement le traitement de de la crise utilise les antalgiques de palier 1 en première intention ( paracétamol, AINS)suivi en cas d’inefficacité de la prise d’un triptan.

Si les antalgiques de palier 1 sont systématiquement inefficaces l’utilisation d’un triptan des le début de la crise peut être indiqué.

Néanmoins on insistera sur le fait de ne pas utiliser plus de 2 à 3 fois par semaines les triptans. En cas de dépassement le risque de céphalée induite par les médicaments devient réel avec une véritable toxicomanie au médicament.

Exemple : dés le début de la crise, prise d’un Anti-inflammatoire type Apranax 750 mg, si ce dernier est inefficace au bout de 20 minutes prises d’un Relpax (triptan) 40 mg.

Si les crises migraineuses sont fréquentes ( plus de 2 fois par mois) il faut envisager un traitement de fond.

Le traitement de fond de la crise migraineuse.

Le traitement médicamenteux :

On utilisera en première intention les béta-bloquants. Ceux-ci si ils sont tolérées peuvent être efficace au bout de 2 à 3 mois de traitement.

En deuxième intention on utilisera les médicaments antisérotoninergiques.

Le topiramate (Epitomax), au vu des ces effets secondaires multiples est à réserver à des formes sévères et résistantes aux autres traitements.

Les autres traitements :

Eviction des facteurs déclenchant :

 – Alimentaires (certaines personnes déclenchent des crises en consommant des aliments bien spécifiques: chocolat, fromages, bière , banane, vin rouge et/ou blanc, boissons alcoolisées, café, thé).
– Stress et/ou colère (la pratique de sport type yoga ou la pratique de la sophrologie peut améliorer les choses).

Dans le cas de la migraine chronique (cf définition dans le chapitre migraine).

Le traitement de référence est le topiramate.
Il semble que des injections de toxine botulinique A entraine une diminution du nombre de crises (31 sites d’injection…).