Traitement de la migraine chronique

On peut utiliser les traitements prophylactiques de la migraine épisodique dans la migraine chronique sans qu’aucune étude claire ne démontre leur efficacité.
De nombreuses molécules ont été étudiées mais les études réalisées, de part leur méthotologie, ne permettent pas de conclure leur potentiel thérapeutique respectif (prégabaline, zonisamide, gabapentine, valproate de sodium, fluoxétine, amitriptyline , leverecitam, tinazidine).

Seuls 3 types de traitement ont été évalués spécifiquement dans le traitement de la migraine chronique :Le topiramate, la toxine botulinique de type A et la stimulation du nerf grand occipital (ou nerf d’Arnold)

Le topiramate

Il a montré son efficacité versus placebo. Ces nombreux effets secondaires en limite l’utilisation.

La toxine botulinique de type A

Les études réalisées montrent une supériorité discrète par rapport au placebo. La toxine est injectée dans 31 points sites céphaliques et cervicaux….
Quelques neurologues spécialisé dans la migraine chronique cible les muscles de la tête et du cou qui présente un syndrome myofascial avec semble-t-il des résultats très intéressant avec un retour à l’état antérieur (migraine standard) chez plus de la moitié des cas.

La stimulation du nerf grand occipital

Semble efficace selon les études mais le geste est agressif (anesthésie générale pour l’implantation de l’électrode). L’efficacité sur le long terme n’est pas connue.

En conclusion :

– La prise en charge actuelle repose sur l’utilisation des traitements prophylactiques de la migraine épisodique.
– Le topiramate est actuellement un des traitements de référence.
– L’utilisation de la toxine botulinique A parait intéressante mais n ‘a pas d’AMM dans cette indication en France ( exception française). Elle est plus souvent utilisée dans les autres pays.
– La participation musculaire à cette pathologie est en faveur d’une prise en charge complémentaires par kinésithérapie (traitement des triggers points), ostéopathie. Un bilan postural (oculomotricité, articulation temporomandibulaire, occlusion dentaire, podologie, statique du bassin) peuvent être un bon complément à la prise en charge de cette pathologie douloureuse très invalidante.
– Les patients victimes de cette pathologie sont souvent atteint de céphalée par abus médicamenteux qu’il faudra également traiter.
– La stimulation du nerf grand occipital de part le peu de recul d’utilisation, son caractère invasif et son cout est, actuellement, un traitement d’exception.

 

Post operative chronic pain